La Touraine est une terre de textile

Je vis à l’heure du concours depuis vingt ans. Sylvie Lezziero est une passionnée de broderie. La Tourangelle a tenté trois fois le concours Un des meilleurs ouvriers de France, avant de le remporter en catégorie broderie blanche en 2004.

Depuis, c’est en tant que membre du jury qu’elle continue à participer au concours d’excellence. Cette année, c’est elle qui préside le jury du 25e concours de broderie, accueilli depuis hier au lycée François Clouet. « J’ai voulu que ça se passe en Touraine, car c’est une terre de textile », explique la professeur de broderie.
Les 18 membres du jury, composé à parts égales de professionnels et de meilleurs ouvriers de France, ont jusqu’à ce soir pour noter les dix-huit œuvres retenues.
La finale d’Un des meilleurs ouvriers de France en broderie se réalise sans les candidats, et pour cause : les pièces en lice ont nécessité au moins 450 heures de travail, fixées comme minimum par le jury. « Certains passionnés y ont consacré mille heures », estime Sylvie Lezziero.
Hier, les graphistes, designers et autres membres du jury se sont penchés sur les broderies haute couture (thème culture des Indes) et la broderie couleur, qui devait s’inspirer des peintres impressionnistes. Aujourd’hui, ils devront départager les candidats des épreuves broderie blanche, ajourage, beauvais et dentelle.
« C’est vraiment une technicité d’excellence que l’on recherche, explique Marie-Hélène César, vice-présidente et ancien proviseur d’un lycée spécialisé en broderie. Il peut ne pas y avoir de gagnant si personne n’est au niveau. »
Parmi les candidats, âgés de 35 à 60 ans, figurent professionnels et amateurs. « Recevoir la médaille d’Un des meilleurs ouvriers de France permet d’avoir une reconnaissance de son savoir-faire, que ce soit son métier ou sa passion », développe Marie-Hélène César.
Les vainqueurs du concours, toutes catégories confondues, recevront leur médaille lors d’une cérémonie courant avril à la Sorbonne, avant d’être accueillis à l’Élysée.

Lien vers l’article de la Nouvelle République